L’obésité se transmet entre frères et sœurs

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D’après une nouvelle étude menée aux Etats-Unis, il semblerait que l’obésité se transmette d’avantage entre frères et sœurs que de parents à enfants.

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont interviewé des adultes dans 10 244 foyers américains et ont découvert que le risque d’obésité infantile varie en fonction du nombre d’enfants dans la maisonnée ainsi que de leur sexe. L’étude a montré que dans les foyers avec un seul enfant, ce dernier a 2,2 fois plus de risques d’être obèse si un de ses parents l’est aussi.

Les familles avec deux enfants ont montré qu’il existe un lien d’obésité plus étroit entre frères et sœurs que de parents à enfants. Le sexe joue également un rôle important : les filles uniques ont moins souvent tendance à être obèses. L’étude montre également que les benjamins de la famille sont influencés par leurs aînés, surtout s’ils sont du même sexe.

D’après l’étude, «dans le cas des jeunes garçons dans les familles de deux enfants, leur risque d’obésité est 11,4 fois plus élevé s’ils ont un grand frère. Si le jeune garçon a une grande sœur, son risque d’être obèse n’est « que » 6,6 fois supérieur. Dans les familles avec deux enfants, l’obésité des plus jeunes filles est 8,6 fois plus fréquente lorsqu’elles ont une grande sœur alors qu’elle n’est pas influencée de manière significative lorsque l’aîné est un garçon. Ainsi, pour les benjamins des familles, il y a une corrélation notable entre le sexe des enfants et leur poids : si l’ainé est obèse, le risque que le cadet le soit aussi est plus grand. »

De grands risques pour la santé

Même s’il peut être pratique et économique que votre aîné transmette ses jeans grande taille au petit dernier, du point de vue médical, il vaut mieux qu’ils s’habillent en taille M qu’en XXL.

Les chercheurs ont rappelé que la pratique régulière d’un sport et une bonne alimentation sont essentielles pour éviter l’obésité. « Les benjamins ayant une importante activité physique ont nettement moins de risques d’être obèses, même si on constate que les enfants ayant des frères et sœurs plus âgées ayant une importante activité physique présentent davantage de risques d’être obèses », remarque le rapport. L’étude a également montré que les habitudes alimentaires et l’activité physique des aînés influençaient celles des plus jeunes enfants.

« Afin de diminuer la fréquence des cas d’obésité infantile, il pourrait être judicieux de réfléchir à des traitements prenant en compte le fait que les frères et sœurs sont interconnectés », conseillent les chercheurs.

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